Rezension über:

Hans Beck / Peter Scholz / Uwe Walter (Hgg.): Die Macht der Wenigen. Aristokratische Herrschaftspraxis, Kommunikation und 'edler' Lebensstil in Antike und Frühen Neuzeit (= Historische Zeitschrift. Beihefte. Neue Folge; Bd. 47), München: Oldenbourg 2008, VIII + 411 S., ISBN 978-3-486-58726-5, EUR 74,80
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Rezension von:
Mireille Cébeillac-Gervasoni
Centre National de la Recherche Scientifique, Centre Gustave Glotz, Paris
Redaktionelle Betreuung:
Matthias Haake
Empfohlene Zitierweise:
Mireille Cébeillac-Gervasoni: Rezension von: Hans Beck / Peter Scholz / Uwe Walter (Hgg.): Die Macht der Wenigen. Aristokratische Herrschaftspraxis, Kommunikation und 'edler' Lebensstil in Antike und Frühen Neuzeit, München: Oldenbourg 2008, in: sehepunkte 9 (2009), Nr. 11 [15.11.2009], URL: http://www.sehepunkte.de
/2009/11/14802.html


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Hans Beck / Peter Scholz / Uwe Walter (Hgg.): Die Macht der Wenigen

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Dans un avant-propos (VII-VIII), Hans Beck, Peter Scholz, Uwe Walter, les trois éditeurs de cet ouvrage qui a pour thème la pratique de la domination et le style de vie de l'aristocratie, rappellent l'origine de cette recherche dont le programme a débuté en mars 2006 au «Zetrum für interdisziplinäre Forschung» (ZIP), orienté d'abord vers la Chine et le Japon, avant de s'étendre à l'Antiquité et aux Temps Modernes; ils en explicitent ensuite les termes, la problématique et le concept dans une Introduction (15-33 «Einführung: Begriffe, Fragen und Konzepte»). Il s'agissait de réaliser une typologie, des analyses comparatives et une communication historique, thématiques qui se sont enrichies d'une perspective ethnologique.

L'ensemble des contributions reflète très précisément le souci d'interdisciplinarité du groupe de recherche puisque la chronologie et les thèmes des quinze articles vont de l'étude du milieu aristocratique de sociétés pré-urbaines p. 15-33, à l'antiquité classique grecque et romaine (bien représentée avec neuf contributions: aristocraties de la Grèce archaïque et classique, p. 35-70; oligarchies des états hellénistiques, p. 71-99; prééminence et contrôle des aristocrates sous la République romaine, p. 101-123; le binôme problématique de l'aristocratie et de la monarchie sous l'Empire, p. 125-151; les aristocrates à Sparte, p. 153-175; la représentation figurative de la noblesse du VIIIe av. n.è. au VIe ap. n.è., p. 177-206; la noblesse persane dans le Royaume Achéménide, p. 207-251; une réflexion synthétique sur l'aristocratie à Carthage, p. 253-276, et un aperçu de l'aristocratie à Byzance, p. 277-300) et aux Temps Modernes.

La recherche d'Andreas Franzmann centré sur une analyse fine de Max Weber à partir de l'exemple de la noblesse en Europe, montre qu'on trouve chez Weber une théorie implicite de l'aristocratie caractérisée par son idéal d'élégance et de comportement et son souci d'économie éclairée; cette typologie wébérienne des coutumes aristocratiques rejoint celle des sociologues, tel Pierre Bourdieu lorsque ce dernier propose l'étude de l'esprit de corps de la caste des membres des «Grandes Ecoles» en France.

L'ultime article d'Uwe Walter représente une synthèse des acquis de ces recherches «Aristokratische Existenz in der Antike und der Frühen Neuzeit - einige unabgeschlossene Überlegungen» (367-394); il y met en exergue l'extraordinaire vitalité et la durée de l'aristocratie au delà de tous les facteurs et contingences qui auraient dû contribuer à l'anéantir.

Il est impossible de rendre compte en quelques lignes d'un tel ouvrage à la chronologie et aux domaines historiques aussi vastes. Ce long et savant parcours à l'intérêt de démontrer mutatis mutandis que les stratégies des aristocraties, y compris sur la très longue période, ont d'innombrable points communs. Cependant, on peut regretter que ces spécialistes d'époques parfois très éloignées, n'aient pas pu confronter leurs vues, lors de discussions interdisciplinaires qui auraient fait l'objet de publication; ainsi se seraient noués des dialogues sans doute fructueux, par exemple sur les stratégies des aristocraties destinées à leur conserver le pouvoir ou du moins à éviter de trop le laisser s'amoindrir. Cette remarque qui n'enlève rien à l'intérêt de la publication, trouve une confirmation dans l'article de Gerritt Walter (301-322); à propos des privilèges nobiliaires, des modes d'affirmation de son rang, des capacités d'adaptation orientées par la crainte de perdre des avantages qui concernent la noblesse des XVIe / XVIIIe siècles, les historiens d'autres moments historiques peuvent trouver des échos et des similitudes remarquables de comportements. Un bibliographie et des indices accompagnent cet ouvrage.

Mireille Cébeillac-Gervasoni